Saint Pierre et Miquelon.. han ere bai !

Court métrage documentaire de la série « Sur le vif », datant de 1954, qui dresse un portrait des îles de Saint-Pierre-et-Miquelon situées au large de Terre-Neuve, où la vie est quelque peu différente de celle que l’on mène dans les centres maritimes du Canada. Différentes personnes, dont le maire de Saint-Pierre, nous parlent de l’histoire de ces îles ainsi que du jeu de la pelote basque (Joko Garbi) qui y est pratiqué.

Au delà de l’image folklorique que cela nous renvoie, nous apprenons cependant que le fronton était en bois, avant sa reconstruction. On y voit que le basque était simple et polis « oui monsieur »… !

Certes, ils ne sont ni les premiers à s’être installés dans l’archipel, ni les plus nombreux parmi les habitants. Ils ne parlent plus l’euskara ou peu, mais leurs noms résonnent comme un irritzina.

Un fil invisible continue à lier les descendants de ces marins basques à leurs origines. L’architecture même de certains bâtiments rappelle les traditions du Pays basque. C’est ainsi que chaque deuxième quinzaine d’août, la cette communauté basque organise sa fête. Six jours de rencontres sportives autour de la pelote sur le fronton de Saint Pierre, et un weekend de jeux de force basque. Ces cousins de basques y participent bien sûr, mais dans un esprit de partage généreux : tout l’archipel fait sien ce rendez-vous estival.

Saviez vous que Saint Pierre Miquelon dispose de son Euskal Etxea labellisée en juillet 2017 par le Gouvernement d’Euskadi.. elle est la 190 ou 191ème euskal etxe de ce réseau mondial.

Par ailleurs, toujours en 2017, l’association angloye, Indianoak-Ibaialde a organisé une nouvelle expédition : Ternua 2017 

Un équipage mixte composé de rameurs basques du nord et du sud, mais aussi saint pierrais et québécois va affronter, à bord d’une nouvelle trainière, les eaux de Terre Neuve et de Saint Pierre et Miquelon à la seule force des bras  sur près de 500 kilomètres. C’est un nouveau retour symbolique sur les traces de nos ancêtres Basques chasseurs de baleines puis pêcheurs de morue dans ces eaux froides.

(source image: euskalkultura)